On entend souvent dire qu’il faut “s’aimer soi-même” pour avoir confiance en soi. Pourtant, dans la réalité, l’estime de soi est bien plus profonde et complexe qu’une simple phrase motivante répétée sur les réseaux sociaux. Il est important de prendre du temps pour soi pour se découvrir.
Selon le psychologue et auteur Walter Riso, l’estime personnelle ne se résume ni à l’ego, ni au narcissisme, ni au fait de se croire supérieur aux autres. Elle repose au contraire sur des bases solides que chacun peut apprendre à développer au fil du temps.
Et c’est une excellente nouvelle : l’estime de soi n’est pas un “don” réservé à quelques personnes naturellement confiantes. C’est une compétence émotionnelle qui se construit jour après jour, à travers notre façon de nous parler, de nous percevoir et d’affronter les difficultés.
Le spécialiste explique d’ailleurs que beaucoup de personnes confondent encore :
- l’amour de soi,
- l’égoïsme,
- le narcissisme,
- et la confiance intérieure.
Or, ce sont des notions très différentes. Une personne qui possède une bonne estime d’elle-même n’a pas besoin d’écraser les autres ni de rechercher constamment leur validation. Elle apprend simplement à se respecter, à reconnaître sa valeur et à avancer malgré ses peurs. J’ai commencé à avancer sur moi-même à partir d’une rupture amoureuse : j’ai appris à m’aimer tout en respectant les autres.
Selon Walter Riso, cette estime de soi repose sur quatre piliers fondamentaux. Et lorsque ces piliers sont renforcés, notre rapport à nous-mêmes change complètement.
Pourquoi l’estime de soi est si importante dans notre quotidien
Une faible estime de soi influence énormément de domaines de notre vie :
- nos relations,
- nos choix,
- notre façon de gérer l’échec,
- notre capacité à dire non,
- ou encore notre manière d’accepter notre image.
À l’inverse, développer une estime personnelle plus saine permet :
d’être moins dépendant du regard des autres
d’oser davantage
de mieux gérer les critiques
de se sentir plus apaisé émotionnellement
et de retrouver confiance dans ses capacités pour ne plus douter de soi
Walter Riso insiste sur un point essentiel : ce travail devrait commencer dès l’enfance. Selon lui, apprendre à perdre, à persévérer et à se respecter devrait être enseigné à l’école au même titre que les matières classiques.
1. Le concept de soi : apprendre à ne plus se maltraiter
Le premier pilier évoqué par Walter Riso est le concept de soi.
Concrètement, cela signifie la manière dont nous nous parlons intérieurement. Beaucoup de personnes vivent avec une petite voix extrêmement dure envers elles-mêmes :
- “Je suis nul(le)”
- “Je ne vais jamais y arriver”
- “Je ne suis pas assez bien”
Le psychologue explique pourtant qu’une bonne estime personnelle commence par une chose simple : arrêter de se détruire mentalement et surtout ne plus faire en fonction des autres.
Cela ne veut pas dire devenir arrogant ou prétendre être parfait. Cela signifie apprendre à se traiter avec plus de douceur et de respect.
Walter Riso rapproche cette idée de “l’autocompassion” évoquée dans certaines philosophies orientales : nous sommes souvent capables d’être compréhensifs envers les autres… mais extrêmement cruels envers nous-mêmes.
Une bonne estime de soi commence donc par :
- se parler avec bienveillance,
- reconnaître ses qualités,
- et accepter ses imperfections sans se juger constamment.
2. L’image de soi : se sentir bien dans sa peau
Le deuxième pilier est l’image de soi.
Et ici, Walter Riso apporte une réflexion très intéressante : selon lui, la beauté est avant tout une attitude.
Autrement dit, ce qui attire réellement les autres, ce n’est pas uniquement l’apparence physique, mais la façon dont une personne habite son corps et assume sa présence.
Le problème, explique-t-il, est que beaucoup de personnes construisent leur valeur à travers :
- les normes sociales,
- les critiques,
- les réseaux sociaux,
- ou le regard des autres.
Auparavant, je voulais refaire ma poitrine car j’ai une petite poitrine, je fais un 75B et je voulais refaire ma poitrine pour mieux plaire. J’ai appris à m’aimer et aimer mon corps pour choisir des bons soutiens-gorges qui mettent en valeur ma petite poitrine et je m’affirme avec des belles tenues.
Résultat : elles deviennent dépendantes de la validation extérieure.
Or, une estime personnelle saine consiste justement à comprendre que notre valeur ne dépend pas uniquement de ce que les autres pensent de nous.
Walter Riso rappelle une idée forte :
les personnes qui séduisent le plus sont souvent celles qui se sentent bien avec elles-mêmes.
Même sans correspondre aux standards classiques de beauté.
3. L’auto-renforcement : apprendre à se féliciter
Troisième pilier : l’auto-renforcement.
C’est probablement l’un des aspects les plus négligés aujourd’hui.
Beaucoup de personnes savent très bien remarquer leurs erreurs… mais jamais leurs réussites.
Walter Riso explique pourtant qu’il est essentiel d’apprendre à :
- reconnaître ses efforts,
- célébrer ses progrès,
- et se féliciter sincèrement.
Ma petite astuce est de m’applaudir lorsque je suis contente de moi ou d’écrire sur mon journa
Dire :
- “Je suis fier de moi”
- “J’ai bien géré cette situation”
- “J’avance”
n’a rien de narcissique.
Au contraire, cela permet de nourrir une relation plus équilibrée avec soi-même.
Nous avons tendance à attendre :
- les compliments,
- la reconnaissance,
- ou l’approbation extérieure.
Mais une estime solide se construit aussi grâce à cette capacité à s’encourager soi-même. N’attendez rien des autres et prenez soin de vous sans négliger les autres.
4. L’auto-efficacité : croire en sa capacité à avancer
Le dernier pilier évoqué par Walter Riso est l’auto-efficacité.
Autrement dit : la conviction intérieure que l’on est capable d’affronter les difficultés.
Ce point est fondamental, car beaucoup de personnes abandonnent avant même d’essayer, persuadées qu’elles vont échouer.
Pour le psychologue, avoir confiance en soi ne signifie pas ne jamais avoir peur.
Au contraire.
Une personne courageuse est simplement quelqu’un qui avance malgré ses peurs.
Walter Riso insiste aussi sur l’importance de la persévérance :
- tomber fait partie du chemin,
- l’échec n’est pas une preuve d’incapacité,
- et les difficultés permettent souvent de développer la confiance intérieure.
Selon lui, la réussite ne devrait pas être uniquement mesurée par :
- l’argent,
- les résultats,
- ou les victoires visibles,
mais aussi par :
les efforts fournis
a capacité à continuer
et le plaisir ressenti dans ce que l’on fait
Une estime de soi solide se construit chaque jour
L’estime de soi n’apparaît pas du jour au lendemain.
C’est un travail progressif, fait de petites habitudes quotidiennes :
- mieux se parler,
- arrêter de se comparer sans cesse,
- accepter ses imperfections,
- reconnaître ses progrès,
- et continuer à avancer malgré les doutes.
Les quatre piliers décrits par Walter Riso montrent finalement une chose essentielle : avoir une bonne estime de soi ne consiste pas à se croire supérieur aux autres… mais à apprendre à se respecter suffisamment pour ne plus se diminuer soi-même.

